Bonjour !

Je m'appelle Monique Désy Proulx
et je suis une artiste.

Musicienne, je joue du piano et je chante,
soir et matin, sur mon chemin.

Je joue parfois la comédie :
je ris, je pleure, je danse et me déhanche.

Et puis j'écris : des chansons, des poèmes, des chroniques,
des articles, des mémoires, des livres.

Quand je suis calme et que je goûte
la douceur de vivre, je peins :
des bords de mer, des boisés, des pianos et des lunes,
comme des ballons lancés dans la Voie lactée.

 

Venue d'une famille où l'on jouait du piano, où l'on chantait le dimanche après souper et où l'on dévorait des bandes dessinées, j'ai eu la chance d'étudier la peinture et la musique, et de croiser au cours de mon adolescence des professeurs exceptionnels. Par leur entremise, j'ai hérité de belles traditions artistiques.

Côté visuel, j'ai côtoyé la peintre Jeanne Vanasse, qui avait étudié avec Jean Paul Lemieux. Elle m'a initiée à quelques secrets merveilleux de la couleur et de la transparence, en me faisant découvrir les fantaisies des Miro, Paul Klee, Picasso et autres grands artistes du vingtième siècle. Toujours, j'ai gardé en moi les clés que cette professeure m'a données pour voir la toile comme un espace de liberté. En 1994, dédicaçant le catalogue d'une exposition rétrospective de ses œuvres, elle écrivait : « Monique, tu me replonges dans l'enfance de mon art et dans l'art de l'enfance. Merci. Jeanne. »

Côté musique, c'est Marie-Paul Guay qui m'a transmis son feu. Elle-même avait été l'élève du grand organiste, pianiste et compositeur Henri Gagnon. Cette musicienne accomplie et passionnée m'a fait connaître un répertoire contemporain, où le piano est à la fois une voix qui chante et un instrument de percussion. .

Plus tard, j'ai présenté des spectacles sur les petites scènes de la chanson et j'ai fondé des groupes avec mes amies, mes collègues, mes sœurs : Montréal-Musette, Les Libertines, Les Prouesses des Sœurs Proulx. J'ai enseigné, composé, accompagné chanteurs et chanteuses, joué de l'orgue à l'église, uni ma voix à celle d'un chœur et fait chanter le « party » dès que l'occasion se présentait. J'aime la fête. Rien ne me rend plus heureuse que de faire chanter et danser les gens.

À l'été 2003, je me suis retrouvée dans le Bas-du-fleuve, au Théâtre de Trois-Pistoles où je jouais le rôle d'une pianiste, qui chante en accompagnant les copines, dans la comédie musicale intitulée « J'aime les hommes ». Le séjour a été révélateur : après une traversée du fleuve vers les Escoumins, j'ai retrouvé le goût de peindre. Les bleus et les verts du paysage m'ont illuminé l'esprit et j'ai entamé une production des points de vue qui me touchaient. Un an plus tard, en 2004, j'exposais mes tableaux à la Maison du Notaire de Trois-Pistoles.

Et je continue à monter sur scène, avec ma voix trouvée au fil des détours, et avec mes images qui sont autant d'invitations à la promenade dans des sentiers virevoltant de couleurs.

À bientôt !

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